Rapport – Quelle optimisation de tournées pour le secteur de la messagerie ?
Rapport · Messagerie

Quelle optimisation de tournées pour la messagerie ?

Flux tendus, sous-traitants autonomes, volumes qui changent chaque matin : la messagerie cumule des caractéristiques incompatibles avec une optimisation de tournées classique. Ce rapport montre à quel niveau l'optimisation devient réellement pertinente.

Couverture du rapport Kardinal

Le contexte

La messagerie, un secteur en pleine mutation

Les délais attendus par les clients se raccourcissent, les volumes de colis augmentent avec le e-commerce et la pression sur les coûts de transport reste forte. Chaque jour, une agence répartit plusieurs centaines voire plusieurs milliers de colis entre ses chauffeurs, avec des volumes qui changent chaque matin. Dans une fenêtre de temps aussi courte, un équilibrage purement manuel devient difficile à tenir de façon fiable.

💡

Objectif : comprendre pourquoi une optimisation de tournées classique ne fonctionne pas en messagerie, et à quel niveau elle produit réellement des gains.

Ce que vous trouverez

01

Les formes de messagerie

Traditionnelle, monocolis, rapide, express : des besoins en transport très différents selon le poids et le délai.

02

Une organisation en réseau

Tractions entre agences et tournées de livraison : pourquoi le maillage du territoire conditionne les coûts.

03

Les deux contraintes du secteur

Des opérations en flux tendus et des sous-traitants autonomes sur leur territoire.

04

Le bon niveau d'optimisation

La sectorisation stratégique du territoire plutôt que les tournées individuelles.

Les formes de messagerie

Des besoins en transport variés

01

Traditionnelle

30 kg – 3 t · 24 h à 48 h

Colis lourds ou palettes, souvent plusieurs unités par expédition.

02

Monocolis

moins de 30 kg · 24 h à 48 h

Un seul colis léger par expédition, avec le même délai que le traditionnel.

03

Rapide

moins de 30 kg · 24 h max.

Même gabarit que le monocolis, mais avec un délai raccourci.

04

Express

moins de 30 kg · moins de 24 h

Le délai le plus court, souvent avec un créneau horaire garanti.

Une organisation en réseau : pour tenir ces délais, les messagers combinent tractions entre agences, tri sur plateforme et tournées de livraison. Un mauvais maillage se traduit par des colis qui arrivent trop tard pour être livrés le jour même, ou par des camions sous-remplis qui augmentent le coût par colis.

Les deux contraintes

Des caractéristiques incompatibles avec une optimisation classique

01 · Flux tendus

Les opérations se font en flux tendus

Les colis arrivent au fil de l'eau dans l'entrepôt : le déchargement, le scan et le tri se font en même temps, sur une opération qui peut durer jusqu'à deux heures. Impossible d'attendre d'avoir scanné l'intégralité des colis pour commencer à les trier.

Conséquence : cela exclut un logiciel d'optimisation statique, qui exigerait de disposer de toutes les données avant de lancer les calculs.

02 · Sous-traitance

Les sous-traitants gèrent leur territoire de façon autonome

Responsables des livraisons et des ramasses sur un territoire défini, les sous-traitants construisent eux-mêmes leurs tournées. Contractuellement, il n'existe pas de relation hiérarchique entre les chauffeurs-livreurs et les messagers.

Conséquence : si les tournées ne peuvent pas être modifiées chaque jour, une optimisation globale et quotidienne n'a pas lieu d'être.

Le bon niveau d'optimisation : ces deux contraintes ne rendent pas l'optimisation impossible, elles la déplacent d'un cran. Le levier se situe dans la façon dont le territoire est découpé en secteurs et dont les véhicules et les chauffeurs sont dimensionnés en amont. C'est ce que fait Territory Analytics & Optimization (TAO) : auditer la sectorisation existante, l'optimiser, l'affiner manuellement, réagir en temps réel et simuler les évolutions à venir.

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Quelques pages extraites du rapport

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