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100% des tournées conformes en moins d’un mois : entretien avec Mickaël Ott, Responsable logistique de Georges

Mickaël Ott (Blanchisserie Georges) : “100% des tournées conformes"
Mickaël Ott (Blanchisserie Georges) : “100% des tournées conformes"
Kardinal : Bonjour Mickaël, pouvez-vous vous présenter ainsi que Georges ?

Mickaël Ott : Bonjour, je suis Mickaël Ott, Responsable logistique chez Georges depuis trois ans. J’ai en charge la gestion de notre flotte de véhicules, qui représente une grosse partie de mes responsabilités, et d’autre part l’optimisation de notre activité transport au niveau national. Je gère donc tout simplement les tournées de livraison et de collecte sur l’ensemble de nos sites.

Georges est une blanchisserie industrielle fondée en 2017 à Bordeaux, spécialisée dans l’entretien des vêtements professionnels et des EPI, avec des normes et des techniques de lavage bien particulières : entretien, décontamination, réparation, recyclage, c’est tout un cycle complet qui est géré. Nous avons lavé l’année dernière 2 millions de vêtements que nous livrons à plus de 4 500 points chaque semaine depuis nos 11 sites de production en France.

K : Quels sont les défis logistiques auxquels Georges est confronté ?

M.O. : À mesure que Georges a grandi, la complexité logistique a forcément explosé. Nous avons aujourd’hui à peu près 120 tournées qui partent par semaine, des tournées de livraison et de collecte. Mais la difficulté ne vient pas seulement de nos 4 500 points de livraison ou de nos 2 millions de vêtements lavés par an. La complexité s’explique aussi par des contraintes spécifiques à chaque client : des temps de prestation différents selon les sites, des typicités d’accès propres à chacun, des horaires d’ouverture, des changements de shift pour les usines qui travaillent en 3×8, des pauses du midi où nous ne pouvons pas intervenir. Tout cela complexifie la création de nos tournées.

En interne, nous avons notre réglementation : 10 heures maximum de travail par jour pour un livreur. Et à côté de cela, nous voulons avoir des tournées rentables, avec peu d’émissions carbone. Cela fait de nombreuses contraintes que nous n’arrivions plus à gérer de manière manuelle.

K : Comment se passait la planification avant Kardinal ?

M.O. : Toute la planification était réalisée à la main avec des fichiers Excel, avec Google Maps ou Michelin Maps en parallèle pour récupérer les informations de temps de trajet et les coûts estimatifs avec les péages. C’était assez compliqué et très chronophage.

Pour la construction d’un plan sur un seul de nos sites, soit 15 à 20 tournées par semaine, nous pouvions passer 3 jours, voire une semaine entière en temps cumulé. Nous n’avions pas de visibilité globale sur notre activité, et il était très difficile de réagir rapidement aux changements : intégration de nouveaux points de livraison, désactivation d’autres. Nous nous sommes rendu compte que nous ne pouvions pas accompagner notre croissance avec des manières de travailler aussi artisanales. Il fallait à court terme trouver un partenaire qui nous permette d’industrialiser notre process.

K : Pourquoi avoir choisi la solution Kardinal ?

M.O. : Nous avons benchmarké plusieurs solutions sur le marché. Ce que nous voulions vraiment, c’était un outil capable d’intégrer notre réalité opérationnelle, qui est complètement différente du dernier kilomètre classique. Nous nous apparentons plutôt à un plan de transport avec une structure assez similaire le long de la semaine, voire du mois. Le squelette est créé pour durer. Nous ne voulions donc pas juste un calculateur d’itinéraire, mais quelque chose qui s’adapte aux contraintes métier : les habilitations de nos livreurs selon les sites, les horaires de passage, le temps passé sur place.

Kardinal était l’outil qui répondait le mieux à cette possibilité de modéliser concrètement et rapidement ce dont nous avions besoin sur le terrain. À chaque demande spécifique, les équipes m’apportent une réponse très rapidement.

K : Comment s'est passée la mise en place ?

M.O. : L’outil, en tout cas sur la partie Excel, est très facile à comprendre. Il n’est même pas forcément nécessaire de connaître Excel, c’est plutôt du copier-coller, et l’idée c’est surtout de bien remplir les champs. En une à deux heures de formation, c’était fait. Ensuite, il y a eu des échanges réguliers pour compléter nos besoins au fil de l’eau, les péages, l’exclusion du ferry en Gironde, et le go-live a été atteint en moins d’un mois.

Aujourd’hui, je suis le planificateur unique pour l’ensemble des sites. Je fais une première approche avec l’outil, je rentre toutes les contraintes, et une fois que j’ai la solution proposée par Kardinal, je travaille quelques heures avec le chef d’équipe livraison qui connaît beaucoup mieux le terrain que moi. La plateforme me permet de conserver la main et de modifier n’importe quel point de livraison, de l’intégrer à une autre tournée si je le souhaite. Ce qui était le plus important pour nous, c’était de ne pas remplacer les gens, mais de les épauler pour arriver à un résultat correct sur le terrain.

K : Quels sont les bénéfices observés ?

M.O. : Le temps consacré à la planification a été divisé par six. Et honnêtement, sur certains sites, le gain est encore plus important. Aujourd’hui, 100 % de nos tournées en sortant de l’outil répondent à nos contraintes des 10 heures de travail, de volume de vêtements manipulés, de kilomètres parcourus.

Mais le bénéfice le plus important est aussi humain. Nos livreurs ont des tournées beaucoup plus lissées en termes de volume et de kilométrage. Avant, j’envoyais quelqu’un faire 600 kilomètres alors que son collègue en faisait 100, quelqu’un qui allait manipuler plus de 1 000 vêtements alors que son collègue en manipulait 200. Maintenant, nous faisons du 50-50. Et cette visibilité, je ne l’avais pas avant.

Grâce à Kardinal, je suis capable de lisser l’activité tout le long de la semaine, pas seulement pour les livreurs, mais aussi pour les agents de production qui entretiennent le linge. Il y a un double gain, en livraison, mais aussi en production.

K : Quels sont les futurs projets liés à l'utilisation de Kardinal chez Georges ?

M.O. : Nous ouvrons un nouveau site de production à Clermont-Ferrand. J’ai récupéré les données nécessaires et en moins de 20 minutes, le système a fait le tour de la synchronisation et de l’optimisation. L’idée, c’est vraiment que Kardinal soit notre partenaire pour continuer à structurer notre croissance.

Nos prochains sujets à travailler ensemble : les tournées en multipassage, le pilotage de nos émissions de CO2, et la gestion des découchés, parce que certains sites gèrent des régions très larges et nous pouvons être amenés à faire des tournées de deux jours avec une nuit à l’hôtel. Kardinal est vraiment devenu aujourd’hui un vrai partenaire de développement pour Georges.

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